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Les Aventures d'un Prince Ordinaire

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Gold
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Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » mer. sept. 01, 2010 8:51 pm

Mon nom est Charmant. Prince Charmant. Je n'ai pas choisi d'être un prince. Ni d'être charmant. Ni d'avoir ce nom pourri. Mais bon, c'est la faute de mes parents, tout ça. J'aurais pu m'appeler Richard, comme l'amoureux transi de Blanche Neige, mais non, je me retrouve avec un nom foireux, aux initiales tout aussi douteuses. Putain. PC. Ça sonne exactement comme le Parti des Conspirateurs, ces abrutis qui essayent de renverser la couronne sans succès. Non mais franchement, de quoi j'ai l'air ? Okay je suis un prince, mais POURQUOI dois-je ABSOLUMENT porter ce titre en prénom ? Et POURQUOI mon père s'appelait-il Charmant ? Rah, le voilà qui vient, justement.

-Prince.
-Oui papa ?
-Tu es déçu de ton prénom, non ?
-Ah ça. Nous en avons beaucoup parlé. Et tu sais bien que je suis plus que déçu.
-J'ai peut-être une solution.
-Tu vas m'autoriser à changer de prénom légalement ?
-Pas que ça à foutre, je vais t'envoyer faire une quête.
-Hein quoi.
-Une quête, Prince, au terme de laquelle tu pourras te trouver toi-même. Du moins, je l'espère...
-C'est quoi ta quête. C'est pas encore retrouver les poules du village qui se sont échappées, j'espère ? Parce que ça, ça me soûle à un point pas possible.
-Non, ça c'est quand t'étais petit.
-Tu parles, y a trois jours encore...
-Ta gueule.
-Roooooh.
-Bon, voilà. Il existe un trésor qui permet de connaître tous les secrets et de les modifier. Tu pourras aussi modifier ton identité. Ça peut aller du patronyme à l'emploi, mais toi ce qui t'intéresse c'est juste le patronyme, je crois ?
-Bah évidemment, je vais pas renoncer à être prince, tout de même.
-Ben si, tu vas renoncer à être Prince, justement.
-Hein. Je quoi.
-Hey, quoi.
-Bon alors je le trouve comment, le fameux trésor ?
-Ah ça, fils, ça va être plus compliqué. Le trésor est loin, très loin... Il te faudra affronter de nombreuses épreuves, tuer de nombreux ennemis, aider de nombreuses veuves et de nombreux orphelins, avant d'atteindre la Grotte du Secret Ultime.
-Eh bah ça s'annonce bien. Et si je le trouve pas ?
-T'inquiète pas. Tous ceux qui ont essayé sont morts.
-Okay, génial.
-Au moins tu pourras pas dire que je t'aurais pas prévenu.
-Mais tu peux pas juste changer mon nom, putain ?
-Oh, tu causes un peu mieux à ton père, c'est pas comme ça qu'on t'a éduqué ! Et tu vas faire ta quête ! Ça te fera sortir un peu, fainéant !
-Rolalah, c'est bon, je vais la faire, ta foutue quête de merde. ET JE REVIENDRAI AVEC UN PRÉNOM TOUT NEUF.
-Ok.
-Bon j'y vais.

Putain il me soûle le vieux là. Vivement qu'il crève, que je sois seul sur le trône avec mon nom tout neuf. Je vais prendre un nom se terminant par "Ier", tiens, ce sera classe, et comme ça je pourrai donner le même nom à mon fils, histoire que ma lignée se perpétue. Si j'ai une fille je suis pas dans la merde, tiens. Mais bon j'aurai certainement un fils. Si je réussis la putain de quête, rien ne me sera impossible.
Hein quoi, ça vous fait chier que je dise putain tout le temps ? Vous avez cru quoi, que j'étais aussi ampoulé que le prince de Cendrillon ? Hahaha laissez-moi rire. Bon, me voilà sorti du château; sur le dos de Roger, mon fidèle destrier.

-En avant, Roger, nous partons en quête !
-Attends, Prince !
-Qu'est-ce qu'il y a encore, papa.
-Ben rien mais tu as oublié ton paquet de mouchoirs.
-Oh.
-Ah aussi, j'ai une information supplémentaire pour toi. Va à l'Ouest et enfonce toi dans la Forêt de l'Oubli Eternel, si tu te paumes pas en route tu devrais y rencontrer un puissant sorcier capable de t'aider.

... Mais il veut ma mort, ou quoi, ce vieux schnoque ?

-Okay papa, amuse-toi bien en mon absence.
-Tu sais très bien que je ne m'amuse pas, fils, j'ai encore toute cette montagne de paperasserie à remplir.
-C'est ça, c'est ça. Bon, au revoir.

Je suis parti, et au loin j'entends déjà mon père pénétrer dans la maison close en face du château. Pff. Si maman savait ça.

Bon, le voyage n'a présenté pour moi AUCUN intérêt. Il était d'un ennui mortel. Les gueux que j'ai pu croiser avaient une tronche de ploucs attardés. Tss. Je suis du haut peuple, moi, je ne fricote pas la basse vermine.
Ah, voilà un bois. C'est pas celui où je me dirige, mais ça fera toujours une pause "nature". Et puis je suis obligé de passer par là, de toutes façons.

Je suis toujours à cheval et Roger m'emmène dans le bois. C'est là qu'un élément improbable entre en scène.

-HALTE LÀ, VOYAGEUR.
-Pousse-toi, manant.
-Je ne suis pas un manant. JE SUIS PAUPAUL DES BOIS. Je détrousse les pauvres pour donner aux riches !
-Eh bien ça tombe bien, je suis riche.
-Donne 99% de ton argent. Tu deviendras pauvre. Je pourrai alors détrousser le reste dans la joie, la bonne humeur et la félicité.
-Oui mais à ce moment-là, à quel riche donnes-tu l'argent récolté ?
-Mais je suis déjà riche à la base, à force de détrousser les voyageurs. Donc je garde l'argent. Bon, maintenant, donne ton blé.
-Pfeuh. Tu es seul, désarmé, tandis que moi je suis à cheval et que je dispose d'une grosse épée vorpaline qui fait peur.
-Ouais mais moi j'ai la collection complète des cartes Dragons et Saltimbanques.
-Ouais mais moi je t'emmerde, en fait, laisse-moi passer.
-Tu ne peux passer nulle part ailleurs, tu sais, voyageur.
-Non mais je peux te contourner hein.
-J'ai foutu des pièges, tu sais. Je suis pas complètement con non plus.
*TCHAAAAC*
-MERDE, FOUTUS LAPINS, TOUS MES PIÈGES SONT À REFAIRE.
-Bon, je peux passer ?
-Euh, je suppose que oui.
-Ok, merci.

Pff, ce gueux m'a fait perdre du temps inutilement. Qu'il aille au Diable, j'ai une quête urgente à accomplir. Tiens, une tente. Et un panneau. Hmmm... "Issi voyensse é couki gratui"...
J'ai garé Roger dans le parking pour chevaux gratuit et je suis entré dans la tente. Les cookies me tentaient bien, même si l'orthographe était douteuse. Une vieille dame m'attendait.

-Je t'atttendais.
-Je sais, je viens de le dire dans la narration.
-Certes. Laisse-moi me présenter. Je suis... Mademoiselle Vaudou.
-Mademoiselle ?
-Je n'ai jamais été mariée, blanc-bec. Et je m'en porte bien. J'ai connu moultes histoires d'amour trépidantes, en revanche, mais si je te les racontais la censure ne le laisserait pas passer.
-Donc, ces cookies ?
-Oui, bien sûr, les cookies. Tu sais, le mieux, c'est de les supprimer.
-Pardon ?
-Oui, il faut aussi vider le cache.
-De quoi parlez-vous ?
-Oh excuse-moi, jeune homme, j'avais une interférence avec un autre monde. Une autre époque. Oui bien sûr, les cookies. Ils sont sur la table. Assieds-toi.
-Vous savez, je passe juste manger un morceau, hein.
-Je te dirai ton avenir. N'aie pas peur. C'est gratuit.
-Non mais je sais déjà ce que je vais vivre hein. Je vais vivre une aventure trépidante pour changer mon identité qui pue.
-Il faut pourtant que je te spoile. Pour ne pas contrarier les Dieux, tu sais.
-Hmmm, c'est tentant... Mais non merci.
-Alors laisse-moi te dire ceci : Dans l'éventualité où tu refuserais, tu seras rongé par le doute en sortant. Tu te demanderas si tu auras fait le bon choix. Et jamais, jamais plus tu ne pourras dormir.
-Euh, ok, j'accepte votre séance.
-Aaaah, on revient à la raison et on accepte de satisfaire aux petits plaisirs d'une vieille dame solitaire. Installe-toi, jeune homme, et prépare-toi à vivre quelque chose... D'intense.

Je me suis assis à la table. J'ai détaillé son visage. Elle avait dû en voir des vertes et des pas mûres, la vieille. Et maintenant elle était là, mystérieuse, prête à me dire mon avenir. J'ai ri intérieurement. Comme si c'était possible. HA HA HA.

-Je voooooooooiiiiiiiis que tu es en quête.
-Ouais.
-Tu es en quête de ton vrai toi.
-Ouais.
-Tu cherches des réponses.
-Nan. Je cherche à modifier quelque chose, hein.
-Ta gueule. Tu ne sais juste pas que tu cherches des réponses. Mais je t'assure que tu en cherches.
-Oh, si vous voulez, c'est vous la voyante, après tout.
-Tu vas en trouver... Mais elles ne risquent pas de te plaire.
-Vous voulez pas me les dire tout de suite ?
-Non.
-Pourquoi ?
-L'histoire serait finie. Ce ne serait pas amusant pour les lecteurs.
-Oh.
-Je suis déjà en train de leur révéler quelque chose de terrible dans ton ave... OH.
-Quoi ? Quoi ?
-Je vois ! Oui ! Je vois qu'en sortant ici tu vas te cogner la tête !
-N'importe quoi.
-Bon, j'ai fini. Bonne route, et... À très bientôt, Charmant.

Je m'étais déjà retourné quand elle avait dit "Bonne route." Je me suis de nouveau retourné.

-Hé ! Comment savez-vous mon...

Elle n'était plus là. D'un seul coup je me suis dit que ça faisait très glauque. Et surtout... Très cliché. Tsss. Ces vieilles harpies. Toutes les mêmes. Constatant qu'elle avait laissé les cookies, j'ai pris la boîte pour la route. Et puis je me suis dirigé vers la sortie.
Après c'est le trou noir. Je me suis retrouvé allongé par terre avec un bleu sur la tête. J'ai pas très bien compris ce qui m'était arrivé mais apparemment y avait une espèce de poutre mal placée.

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Rah. Je suis enfin sorti de ce bois. J'ai fini les cookies. Y en avait pas assez mais bon, tant pis. Me voilà à présent aux portes d'un village. Bon, j'vais m'amuser avec la populace locale. Y a un garde à l'entrée qui n'a pas l'air fin.

-Holà manant, je te prie de me laisser passer.
-Z'êtes qui ?
-Charmant. Prince Charmant.
-Oh l'aut' hé ! Viens voir ça, Robert, y s'croit dans un conte de fées !

Un autre garde arrive. Son quotient intellectuel semble, à l'instar de celui de son collègue, proche du néant. Merveilleux.

-Ouais, de quoi qu'y s'agit-y donc, mon brave gaillard ?
-Je suis le Prince de cette contrée et je vous somme de me laisser passer sur le champ !
-Oah l'ôt', hé ! Passke c'est un prince ça s'croit tout permis ? Non mais mon gaillard, y a des règles partout hein. Contrôle d'identité. Vos papiers siouplaît.

Et c'est là que je réalise avec horreur que je n'ai pas pris mes papiers d'identité en partant. Crotte. Le voyage avait pourtant bien commencé.

[NDLA : Pour plus de compréhension les noms des protagonistes seront dorénavant indiqués]

Prince : Mais enfin, gueux, vous voyez bien que je suis plus noble que vous !
Robert : Veux pas l'savoir ! Papiers ! Exécution ! Ou sinon vous couch'rez dehors, moi ça m'dérange pas l'moins du monde, pas vrai Roger ?
Prince : Votre compagnon s'appelle comme mon cheval.
Robert : Ah si vous l'dîtes. C'est pas un nom qu'on donne à n'import'qui, hein mon Roro ?
Roger : Tu l'as dit bouffi.
Prince : Quoi qu'il en soit, veuillez me laisser passer.
Robert : Minute, vous v'nez d'la forêt présent'ment, non ?
Prince : Et ?
Robert : Eh ben, on raconte des trucs, v'savez. Apparemment y a eu un meurtre de lapin. Horrible. Vous savez kek chose ?
Prince : Ma foi, si c'est bien ce que je pense, j'y étais.
Robert : Hey Roger, on a ENFIN du neuf ! Vous pouvez passer, gars, on vous interrogera au centre de police !

... Bon au moins l'essentiel c'est que je passe. Mais si c'est pour passer la nuit dans un putain de commissariat de mes deux, c'est même pas la peine d'y songer. Je vais me payer une chambre au meilleur estaminet de ce village. Et quand je serai rentré et que j'aurai mieux que de l'argent de poche, j'achèterai l'estami... Non, mieux, j'achèterai le village ! Ces deux cancrelats seront à ma botte, et je leur ferai regretter le jour où ils ont rencontré le prince ex Prince Charmant !!
Mais... Mais ils me suivent ? PUTAIN DE BORDEL DE MERDE. J'aurai donc pas la paix !

Prince : Vous faîtes quoi, au juste ?
Robert : Ben, on vous accompagne au poste, évidemment. Vous êtes un témoin clé dans l'affaire de la mort du lapin.
Roger : Ouais mais vous en faîtes pas, on vous jett'ra en dehors de la ville quand vous aurez fini d'témoigner !

Réfléchis, Prince. Réfléchis. Tu peux trouver quelque chose pour te débarrasser de ces deux chieurs. Oh, ça y est.

Prince : Oh ! Regardez derrière vous ! Un singe à trois têtes !!
Roger : De quoi ?
Robert : Où ça ?

Ha ha ça a marché. Maintenant je mets les voiles.

Roger : ROBERT, LE PRISONNIER SE CASSE !!
Robert : Oh tant pis, laissons tomber. Allez viens, je te paye un coup.
Roger : T'es le meilleur !

Mais ? Ils me suivent pas ? Bon ben... Joie. Je vais prendre une chambre pour la nuit, maintenant, dans ce petit établissement, qui a l'air pas trop mal à première vue. Et donc c'est pourquoi j'entre dans "Le Trou du Q".
... Bon okay c'est minable. Je me suis payé une bière, elle était imbuvable, et en plus les danseuses n'ont aucun talent. Je crois que je ferai lapider le proprio à mon retour, en fait. Enfin LUI au moins m'a reconnu et m'offre les consommations et la chambre gratuites. Encore heureux, tiens.
Bref j'en ai ma claque, je vais dormir malgré cette odeur pestilentielle qui empeste dans tout l'établissement.

Demain sera un meilleur jour. Enfin, j'espère.
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Message par Aozora » mer. sept. 01, 2010 9:05 pm

C'était bien.

Ps: J'attends la suite.

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Fenrir » mer. sept. 01, 2010 9:51 pm

Génial , j'attends la suite aussi .
Zombie soit qui mal y pense !

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Rorow » mer. sept. 01, 2010 10:04 pm

Hey, sympa!
Je me souviens à une époque j'écrivais des fics dans ce genre là. *moment nostalgie*
Depuis j'écris des trucs plus sérieux enfin passons.
Cela semble être le début d'une belle et épique épopée. :kyou:

D'ailleurs, tu es fan de la série des Monkey Island? Le coup du singe à trois tête c'est de l'easter egg ou je ne m'y connais plus. :mion:

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » mer. sept. 01, 2010 10:25 pm

Y a un autre easter egg Monkey Island d'ailleurs. Bonne recherche \o/
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par MimS » mer. sept. 01, 2010 10:25 pm

'Tain j'aimerais bien être capable d'inventer des choses qui respirent le fun moi aussi.
Trop cool sérieux! :eup:

Je suis jalousie! :medusa:

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Arca » mer. sept. 01, 2010 11:06 pm

Excellent :mion: !

Mais j'attends toujours la suite de la fiction potagère !
Being alive is pretty much a constant stream of embarrassment.

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Rorow » mer. sept. 01, 2010 11:08 pm

Gold a écrit :Y a un autre easter egg Monkey Island d'ailleurs. Bonne recherche \o/
Une référence à Lady Vaudou, cette femme qui aime Guybrush dans chaque épisodes?

(Bon, c'est décidé, je me telecharge sur le XBLA les remakes du 1 et du 2)

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » jeu. sept. 02, 2010 2:13 am

Le jour se leva. Comme le Prince s'était vraiment imbibé d'alcool la veille au soir, la narration passe temporairement à l'auteur. Nous espérons que cela ne se reproduira pas mais ne pouvons le confirmer.
En tout cas, il descendit de sa chambre et prit son petit déjeuner, non sans un cuisant mal de tête l'empêchant de bien situer l'endroit où il était. Il n'était même pas sûr de se rappeler sa noble quête.
C'était une belle journée qui s'annonçait. Le Soleil commençait à darder de ses rayons la fragile terre du Royaume, tandis que les oiseaux chantonnaient joyeusement. Mais le Prince s'en foutait, il n'était pas en état de sortir. Il préférait prendre son petit déjeuner dans les meilleures conditions, et l'aubergiste, probablement de peur de se faire décapiter s'il venait à contrarier le fils du roi, faisait tout son possible pour lui être agréable. Le résultat devait s'avérer pathétique, mais bon, c'est l'intention qui compte. De toutes façons, ce n'était pas comme si le Prince allait se rappeler de cette matinée, hein.

Il finit par sortir de l'auberge en titubant. Il n'était certes pas très en forme, et malheureusement pour lui c'est ce moment que choisirent les deux agents de sécurité rencontrés la veille pour prendre un pot au bar du "Trou du Q". Ils s'arrêtèrent net en voyant leur homme se diriger vers son cheval d'un pas chancelant.

Robert : Putain Roger, tu vois c'que j'vois ?
Roger : C'est pas une hallucination ?
Robert : C'est notre témoin !
Roger : Vite ! Attrapons-le !!

Prince Charmant les avisa d'un air vitreux.

-Euh les mecs, dit-il, je ne suis pas très en forme là, si on pouvait remettre ça à plus tard...
-J'crois pas, répondit Roger. Tu vas v'nir avec nous, enflure. T'es un témoin clé dans l'affaire du lapin, bordel.
-Mais de toutes façons, reprit le Prince toujours sonné, c'est Paupaul des bosquets le responsable, donc bon.
-BON SANG MAIS C'EST BIEN SÛR ! PAUPAUL DES BOIS !
-On aurait dû y penser plus tôt ! s'exclama Robert. Vite, mon Roro, nous devons envoyer une milice dans la forêt de toute urgence ! Et le procès de Paupaul des Bois sera le PROCÈS DU SIÈCLE !
-On prévient les journaleux ?
-Non mais l'autre buse de Delaplume est déjà sur une autre affaire il paraît. Un truc en rapport avec le Prince, j'sais pas quoi.
-Ben ouais mais y a d'aut'z'écrivains pour le papelard des échos, non ?
-Ah ouais pas faux. Mais au fait, comment tu sais ça, t'sais pas lire !
-Ouais mais mec je me cultive moi.
-Tu d'mandes la pluie et le beau temps aux voyageurs tous les jours, ouais.
-Si ça t'pose un problème bah j'en ai rien à foutre. Au moins j'sais c'qui s'passe dans l'coin. Moi.
-Ouais bref, va aviser la milice pour arrêter Paupaul, mec, son règne de terreur est putain de fini. Quant à toi mon gaillard... Hé, il est parti pendant qu'on causait !
-T'en fais pas va, ça fait jamais qu'un couillon en moins.
-T'as raison HA HA HA !

Le Prince était parti en effet. Il n'avait rien suivi de la conversation, sinon il aurait su qu'un journaliste était déjà sur ses traces. La presse du Royaume avait un inconvénient : Le Roi avait garanti sa totale liberté. Du coup, les journalistes se permettaient des fois des écarts de conduite qui dans d'autres contrées auraient provoqué des incidents diplomatiques. Mais là, non, chaque scandale bien juteux faisait l'affaire de ceux qui s'étaient fait un nom dans ce qu'ils aimaient à appeler l'indiscrétion journalistique.

Changeons d'ailleurs de sujet. Certes, c'est des aventures du Prince qu'il est question actuellement, mais pourquoi ne pas vous parler de quelqu'un du peuple ? D'un journaliste à ragots ?
Fabrice Delaplume était de ceux-là. Il dirigeait d'une poigne de fer les échos du Royaume, journal le plus vendu de la contrée, et partait volontiers de lui-même en mission quand il sentait qu'un filon était juteux. Ses informateurs dissimulés autour et dans le palais royal (Les informateurs dissimulés, quand ils étaient découverts, étaient généralement mis à mort car on savait s'amuser en ce temps-là, ce qui faisait que si leur métier était bien rémunéré ils ne touchaient pas souvent de retraite. D'un autre côté ça donnait de la nourriture aux rapaces, puisque les gens exécutés étaient le plus souvent laissés des jours durant sur le lieu de leur exécution. C'était glauque, quand on y réfléchit, mais bon, à l'époque, que voulez-vous.), les informateurs dissimulés, donc, avaient informé Fabrice que quelque chose se tramait. C'était vrai, bien entendu, quelque chose se tramait. Mais pas du menu fretin, nooooon, ça avait à voir avec le Prince. Dans ces conditions, il était évident que Fabrice Delaplume, ce héros des temps modernes, s'attellerait à tout savoir de l'affaire.

Nous le reverrons plus tard, bien plus tard... Mais pour l'heure revenons au Prince.
Ce dernier avait plongé la tête dans une rivière pour se remettre les idées en place. Il n'avait aucun souvenir des évènements qui avaient précédé et suivi sa cuite, et en plus de ça il ne se rappelait que vaguement des évènements du matin. Sa migraine lui avait tellement pompé l'air qu'il avait décidé de ne pas tenir compte de ce qui se passait autour de lui, ce qui avait fait qu'il avait éludé à peu près tout ce qu'on avait pu lui dire. Il se souvenait vaguement avoir bu un chocolat affreux, mais c'était à peu près tout.
Notre héros se retrouva donc la tête dans l'eau, à réfléchir à la signification de son existence et aussi à celle des poissons. Quoique l'existence des poissons allait être courte, se dit-il, parce qu'il avait bien envie de s'en griller un.
Il réalisa qu'il n'avait pas faim, que ce n'était pas l'heure de déjeuner, et que de surcroît il n'avait pas de matériel de pêche et, frustré, quitta les lieux.

«Bon, dit-il au bout d'un moment à la nature environnante, tu te casses, narrateur de mes deux ?
Non mais c'est pas vrai quoi. On n'en a rien à foutre putain, les lecteurs payent pas pour voir un truc bien écrit. Les lecteurs payent pour voir de l'ACTION, et je suis là pour leur en donner, bon Dieu ! Non mais c'est pas vrai... Parce que j'ai une cuite ça se croit tout permis...

Bon je reprends. Donc j'étais sur Roger. J'avais quitté l'autre village de bouseux, là, et je m'étais passé la tête dans l'eau parce que je n'allais pas très bien. Du coup ça va mieux, ô joie. Je me suis ensuite rendu encore plus à l'ouest, vu que l'endroit où j'allais était à l'ouest (D'après mon père, du moins). Le voyage a pué, j'ai même pas envie de le raconter tellement il était chiant. En plus je me suis tellement enfoncé dans un coin paumé qu'il n'y a même pas de presse. Du coup je sais pas quels ragots de merde on raconte encore sur moi. Putain, ça me met mal à l'aise. Cela dit, au moins, les ploucs du coin lisent pas la presse non plus, c'est une consolation. Encore heureux, d'ailleurs. Cette vieille presse pourrie, je la ferai probablement interdire quand je serai r... Ah non putain, ce vieux décret magiquement scellé. Je hais l'abruti qui a déclaré qu'on devait laisser à la presse la liberté, c'est trop à chier comme concept là. Ras le bol.
Enfin bref j'ai passé une journée de merde et j'ai même pas avancé très loin. Je suis entré dans une auberge quelconque et c'est tout ce qu'il y a à dire. J'ai décidé de pas boire ce soir, comme ça j'aurai des trucs plus intéressants à raconter demain, parce que là j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose aujourd'hui. Enfin bon. Tant que j'ai pas raté ma vie, tout va bien hein. Mais bon, pour l'aventure trépidante, on repassera.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » sam. sept. 04, 2010 1:45 am

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » dim. sept. 05, 2010 4:55 pm

Un nouveau jour s'est levé. Je me suis levé aussi. J'ai pris un petit déjeuner meilleur que mes souvenirs de celui d'hier. Et puis je suis sorti de l'auberge.

-Bon, Roger, en avant pour de nouvelles aven... Roger ? ROGER !

Roger a disparu. Merde. Je n'aurai jamais de meilleure monture que mon fidèle Roger. Putain de bordel. Qui a osé le voler là. Marre. Faut que je retrouve le voleur et que je le châtie sévèrement. Vite.
Tiens ce mec là-bas, il a l'air louche, je vais le menacer.

-TOI.
-Da ?
-OÙ EST MON PUTAIN DE DESTRIER ?
-Ah sorry signor no comprendo your language.
-Putain un immigré clandestin. Je croyais que mon papa avait organisé une politique à base de karcher pour virer tout ça.
-Ich verstehe nicht, mein Herr !
-Bon casse-toi, minable.
-Right ! Danke schön, signor !
-...

Bon il est où Roger, putain. Rah je vais retourner au bar et me soûler là, ras le b... Putain Roger est à l'écurie en face ? Qu'est-ce qu'il fout là, je l'avais laissé dans l'écurie du bar ?
J'ai traversé la rue et j'ai constaté qu'à côté de la marque royale, quelqu'un avait OSÉ foutre sa propre marque sur mon Royal Destrier. Bon certes j'ai retrouvé Roger, mais ça va se payer. Fort. Très fort.
Entrant dans l'écurie à la volée, je pousse ma gueulante.

-QUI EST LE FILS DE PÉRIPATÉTICIENNE QUI A VOLÉ MON DESTRIER, L'A AMENÉ ICI ET A OSÉ Y LAISSER SA MARQUE ?
-C'est moi, mon brave.
-Et vous êtes ?
-Je suis Paupaul des Écuries. Je vole les chevaux des riches et je les revends pas cher au marché noir.
-... Okay, meurs.

J'ai foncé sur lui, ma fidèle vorpaline tendue, mais au moment où j'allais l'embrocher, il s'est poussé. J'ai juste réussi à foutre l'épée dans une poutre. J'ai voulu la retirer. Je n'ai pas réussi.

-Bon euh je me casse, moi.
-ATTENDS, CONNARD.

Je n'ai pas eu le temps de réagir. Il est parti. J'ai entendu un bruit de galop. Et je n'arrive plus à ôter mon épée de cette poutre. Génial.

-Dîtes, monsieur.
-Oui, qu'y a-t-il, écuyer ?
-Je vous prie de sortir d'ici sur le champ. Vous faîtes peur au poulailler.
-Vous avez des poules ?
-Oui mais là n'est pas la question. Vous leur faîtes peur. Quittez les lieux.
-Mais je dois récupérer mon épée !
-Vous avez causé des dommages à notre écurie. Votre épée restera ici en tant que caution.
-Mais putain vous avez bien entendu que l'autre abruti a volé mon cheval et l'a apporté à VOTRE putain d'écurie !
-Oui et ? On s'en fout de la provenance des chevaux. Vous avez causé un dommage sur cette poutre. Cette épée restera. Et vous ne reviendrez plus ici. Nous allons utiliser un sceau magique acheté dans la boutique du coin pour repousser votre présence. Merci. Maintenant cassez-vous.

Et c'est ainsi que je me retrouve sans monture et sans arme. Joie.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » lun. sept. 06, 2010 2:06 am

Sans cheval et sans épée. Bon. Je vais être obligé de débourser un bon tiers de l'or que j'ai emmené avec moi pour mes frais de voyage. C'est génial. C'est merveilleux. Ma vie est un long fleuve tranquille.

...

Mon papa m'emmerde à pas vouloir changer mon nom en modifiant une ou deux lois.

... Chouette. Je ne peux VRAIMENT PLUS aller dans l'écurie. Je peux donc MÊME PAS acquérir une monture. Bon.
Constatant ce fait, je me suis rendu à la boutique du village, dont j'ai rencontré le patron.
Bien entendu, en grand comédien, l'intéressé m'a accueilli avec un sourire avenant.

-Bonjour monseigneur !
-Bonjour, marchand.
-Êtes-vous en quête d'un article quelconque ? Moi, Tourvau El Parace, marchand de biens divers depuis 5 générations, puis certainement être en mesure de vous le fournir !
-On va faire simple. J'ai besoin, marchand, d'une monture et d'une arme. D'urgence. Je viens de perdre malencontreusement celles que je possédais, voyez-vous, et je n'ai pas de temps à perdre.
-Hmm... Pour une monture ça ne va pas être possible. Je peux vous en commander une, mais elle n'arrivera que le mois prochain.
-Mais ça pue.
-En effet. Mais je peux vous faire un tarif préférentiel, hein ! Jamais vous ne trouverez monture à plus bas coût !
-On s'en fout, parle-moi de tes armes, marchand.
-Oh oui. Là ça vous intéressera plus, monseigneur. J'ai de tout, vraiment. Des arcs, des haches...
-Avez-vous des épées ?
-C'est ce que je vends le plus, monseigneur. Le forgeron du village ne sait tellement plus où donner de la tête que j'ai plutôt tendance à les commander, monseigneur. En tout cas il m'en reste en stock.
-Oh, très bien. Qu'est-ce que vous avez à me proposer ?
-Alors pour commencer vous avez l'épée de bois en base. Pratique pour se défendre, très robuste, pas chère.
-Le bois, ça brûle. Modèle suivant.
-L'épée en fer, monseigneur. Une épée tout à fait normale et bon marché. Elle peut aussi servir à couper les steaks trop réticents et à tuer les brigands de grand chemin.
-... Vous n'auriez pas une épée Vorpaline ?
-Oh j'ai bien mieux, monseigneur.
-Vous avez mieux qu'une Vorpaline ?

C'est là que le commis de l'écurie est entré.

Commis : Salut la compagnie !
Prince : Oh, c'est vous...
Commis : Ah vous ! Vous allez rire, je viens vendre votre vieille épée.
Marchand : Je suis à vous dans un instant, monsieur l'écuyer. Monseigneur, auriez-vous l'obligeance d'attendre ? Si l'épée que je vous propose ne vous convient pas, vous pourrez éventuellement récupérer votre Vorpaline pour un tarif avantageux.
Prince : ... Soit, faîtes.

J'ai attendu. Quand ils ont eu fait affaire, je me suis rendu compte que le marchand avait vraiment payé un prix dérisoire pour récupérer MON épée. À peine vingt pièces d'or. "Parce que c'est de l'occasion". Je fulmine. Mais je ne devrais pas avoir de mal à la récupérer trop cher, donc bon.
Le commis est parti, le marchand s'est tourné vers moi.

-Où en étions-nous, Seigneur... Seigneur... ?
-Charmant. Prince Charmant.
-Oh, vous êtes le Prince ! Il fallait le dire tout de suite ! Je vous aurais ouvert beaucoup plus tôt ma caverne aux merveilles !
-Vous pourriez aussi me laisser reprendre MA Vorpaline.
-Elle n'est plus à vous. Elle est au magasin. Contrat magique, tout ça. Je veux bien vous la revendre, par contre. Selon moi elle vaut... Euh... 1200 pièces d'or.
-Mais vous l'avez payée vingt pièces d'or !
-Désolé mais la valeur d'une Vorpaline à l'Argus des épées est fixée à 3000 pièces d'or. Je l'ai rachetée 20 à quelqu'un qui n'était pas au courant de sa vraie valeur. C'est son problème. Normalement je la revendrais à 1800 pièces d'or, mais comme ce n'est pas une seconde mais une troisième main je baisse à 1200. Si vous voulez, je peux vous faire un prix d'ami de 1150 pièces d'or. Mais je n'irai pas en dessous.
-Vous allez me la vendre à 500 pièces d'or. Pas plus.
-Hmmm, 1000, ça vous va ?
-Je veux bien monter à 600.
-Bon, va pour 900.
-600 ou je vous fais couper la tête.
-Oulah, vous avez des arguments tranchants, vous. Oh par contre si vous voulez, je peux vous la vendre pour 1000 pièces d'or avec un bonus.
-Un bonus ?
-Ma boutique vend des parchemins magiques extrêmement puissants. Je pourrais vous en fournir un qui vous permettrait d'enflammer votre Vorpaline sur demande sans qu'elle en souffre.
-Oh, ça me serait utile.
-Si vous voulez, j'ajoute un sandwich au thon.
-Okay, ça roule. Voilà vos mille pièces d'or.

J'ai sorti une grosse bourse. Il est allé me chercher le parchemin. J'ai regardé le reste du magasin. Assez minable.
Mon vendeur est revenu.

-Tourvau El Parace ne ment jamais, monseigneur. Voici votre parchemin et votre épée.
-Comment je fais pour l'enchanter ?
-Allez consulter le mage dans la boutique voisine. Dîtes-lui que vous venez de la part de Tourvau El Parace. Il vous fera ça gratuitement.
-Okay.

Je suis sorti, enfin de nouveau possesseur de mon épée... Et d'un bonus non négligeable.
Je me suis ensuite rendu dans la boutique voisine. Où j'ai rencontré, je vous le donne en mille : Mademoiselle Vaudou.

-Salut, Charmant.
-Euh, c'est encore vous ? Où est le vieux croulant chargé de cette boutique ?
-Il est en vacances. Je le remplace temporairement. Ne te l'avais-je pas dit, que l'on se reverrait ?
-Putain, vous êtes vraiment louche, vous.
-Certes. Quoi qu'il en soit, Charmant. Le parchemin qu'on t'a vendu est un faux.
-QUOI ?!?
-Si je m'en servais pour jeter un sort à ton épée, elle se réduirait en cendres. Je ne sais pas si c'est ce que tu veux.
-MAIS BIEN SÛR QUE NON ! JE VAIS ÉGORGER CE MALHONNÊTE SUR LE CHAMP !
-Je te le déconseille. Tu as déjà une police municipale sur le dos et tu n'as pas tes papiers. Tu ne voudrais quand même pas t'attirer les foudres d'une deuxième police ?
-Mais bon sang, que dois-je faire, alors ?
-Reste calme. Je peux enchanter ton épée, si tu le désires. Je fais de la magie vaudou, tu sais. Je dois cependant te prévenir. Le résultat de l'enchantement pourrait ne pas être à la hauteur de tes espérances.
-Qu'est-ce que vous me proposez ?
-Une épée qui s'enflamme sur demande. C'est ce que tu voulais, non ?
-Très bien, je vous confie ma Vorpaline.
-Merci. Maintenant sors. Reviens me voir dans une heure. D'ici là, essaye de te trouver un cheval. Tu en auras besoin, si tu souhaites poursuivre ta quête.
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Message par Gold » lun. sept. 06, 2010 8:50 pm

Ne pouvant pas aller à l'écurie du village, je m'en suis éloigné. Il y avait un autre village, à peine 100 mètres au delà de là. Comme je m'y attendais, j'en ai trouvé une. Je suis entré, désespérant d'y retrouver Roger. Bien évidemment, ce dernier n'était pas là.
Un homme m'a abordé.

-Bonjour. Vous venez quérir un destrier ?
-Si fait.
-Eh bien chef, vous êtes au bon endroit pour ça ! Dîtes-moi ce que vous recherchez ?
-Efficacité et noblesse. Merci.
-Hmmm... Je dois encore avoir un cheval efficace et noble. Je dois cependant vous prévenir qu'il est euh... Excentrique.
-Pur-sang ?
-Oh oui. C'est un pur-sang, ça je vous le garantis. Le seul qu'il me reste, en fait. Les autres sont tous issus de croisements.
-Je le prends.
-Vous ne voulez pas le voir avant ?
-Je suis assez pressé et vous ne semblez pas apte à m'offrir mieux.
-Oh, très bien, moi, ce que j'en dis...
-Il s'appelle comment, ce cheval ?
-Eudes-Hubert.
-Oh. Et, hum, vous le vendez combien ?
-800 pièces d'or.
-Oh, c'est un peu cher.
-Vous aurez assez ?
-Oh pour ça ne vous inquiétez pas, je pourrai encore me nourrir deux bons mois avec l'argent qu'il me restera.
-Euh, évitez de le crier sur tous les toits, on dit que Monsieur Masque est de retour...
-Monsieur Masque ?
-Un criminel masqué. Avec une cape. Il vole les richesses, vous savez, et tout l'toutim, rien de très inhabituel, quoi.
-Bref, voici vos 800 pièces, marchand.
-Merci. Eudes-Hubert ! Viens voir papa !

Un magnifique cheval noir (Qui contrastait avec le blanc Roger) est apparu. Dès que je l'ai vu, j'ai su que j'avais eu raison de le prendre. Et puis l'impensable s'est produit. Eudes-Hubert a parlé.

Eudes-Hubert : Me voilà, patron, et cessez de m'infantiliser à ce point, c'est humiliant. J'ai encore de la dignité, que Diable.
Marchand : Euh voilà, j'espère qu'avoir un cheval qui parle ne vous dérange pas, monsieur...
Prince : Manquait plus que ça...
Marchand : Eudes-Hubert, je te présente ton propriétaire !
Eudes-Hubert : Ah ? J'ai un propriétaire ? Pas trop tôt, je commençais à m'ennuyer ferme, ici. J'espère que vous me donnerez de la bonne avoine, cher nouveau patron, je suis assez exigeant.

C'est ainsi que je suis sorti de ce village avec un cheval parlant. Bon, au moins il est sympathique, c'est déjà ça. Mais j'ai vaguement l'impression que ça va pas améliorer ma situation.
Bon, en fait, je vais vous dire la vérité : Rien qu'en sortant de l'écurie ce cheval me soûlait déjà. Et en même temps il était si magnifique que je n'avais aucune envie de le changer.

Eudes-Hubert et moi sommes revenus au village précédent où mon épée m'attendait. Je suis entré chez Mademoiselle Vaudou.

-Ah, te voilà, Charmant. J'ai ton épée. Elle peut s'enflammer sur demande. Il y a juste eu, euh... Un petit problème.
-?
-Je te laisse en juger par toi-même.

Elle m'a présenté l'épée. Et de l'épée, un... Son... Est sorti.

-Ah, Prince ! Vous voilà enfin ! Je me languissais de vous, vous savez ! Ce n'est pas bien d'abandonner son épée !

Putain, maintenant non seulement j'ai un cheval, mais j'ai aussi une épée qui parle. Ma vie pue.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » mar. sept. 07, 2010 5:00 pm

-Allez Prince, en avant ! Nous avons perdu beaucoup de temps !
-Ta gueule, Vorpaline.
-Mais voyons, je suis sensible, pourquoi tant de haine ? Je vous ai pourtant rendu bien des services par le passé, mon Prince !
-Oui oui je sais, mais là tu me soûles. Tu peux pas juste la fermer ?
-Dîtes-moi s'il te plaît, au moins.
-Bon, d'accord. Tu veux bien te taire, s'il te plaît ?
-Okay !

Ouf.

-Mais je pense quand même que...
-LA FEEEEEEEEEEERME !!
-Vous êtes un peu dur avec Vorpaline, patron.

Et allez, quand c'est pas l'épée c'est le cheval. Putain. Je vais devenir fou avant la fin de ce voyage.

-Bon euh, Eudes-Hubert.
-Oui patron ?
-Comme je te l'ai déjà expliqué, nous faisons une quête d'importance vitale pour mon avenir.
-Certes.
-Nous nous rendons présentement à la Forêt de l'Oubli Éternel, tu vois où c'est ?
-Oui oui, c'est à l'ouest. Nous n'en sommes plus très loin, présentement.
-Oh ?
-Bon pour y entrer ce sera simple, mais pour en sortir...
-Bah, on aura bien de l'aide sur la route, on va voir un mage, après tout.
-Je vous fais confiance, patron, je crois que vous savez mieux que moi ce qu'il y a à faire.
-Parfaitement. Alors en avant, Eudes-Hubert.

-PAS SI VITE !

Je me suis retourné. Mon départ se faisait-il une fois de plus retarder alors que j'étais si près de mon premier but ? Intolérable !

-Et vous êtes ?
-Je suis Monsieur Masque. Le très charismatique bandit masqué ! Et je viens, monsieur le riche, vous dépouiller de vos possessions ! Donnez-moi votre argent et je ne vous tuerai pas. Je vous le garantis.
-C'est une plaisanterie ?
-J'ai l'air de plaisanter ?
-Euh disons qu'avec votre tenue vous avez l'air d'un clown de carnaval.
-On me le dit souvent. Mais moi ! L'insaisissable Monsieur Masque ! Je suis un ennemi sur lequel il faut compter !!
-... Euh en fait, je crois que je vais juste vous laisser. Je suis à cheval. Pas vous. Je peux vous semer.
-Crotte. J'oublie toujours un détail.
-Bon ben j'y vais moi hein. En avant, Eudes-Hubert !
-Une minute ! Donnez-moi au moins votre nom !!
-Charmant. Prince Charmant.
-Oh. Bon, alors laissez-moi vous dire ceci : On se retrouvera, Prince Charmant ! Je n'aurai de cesse de vous traquer, et je volerai toutes vos richesses jusqu'à la dernière !
-Faudrait déjà que vous sachiez où je vais.
-Ne vous en faîtes pas... Je lis les journaux, moi.

Je suis donc parti. Cet hurluberlu ne me semble pas dangereux. Juste un peu cinglé. Il faudrait qu'un asile le recueille.
Nous sommes enfin arrivés à la Forêt de l'Oubli. Nous sommes entrés. Le Soleil a décliné, j'ai donc fait un bivouac. Je ne m'attendais pas à ce que l'influence de la Forêt me fasse faire un rêve aussi étrange.
J'étais avec deux de mes amis d'enfance. Nous étions dans une piscine. Pourtant, je savais que c'était un rêve, et mes amis ne le démentaient pas. L'un de ces deux-là m'a dit "Nous ferions bien de quitter ce rêve." Et nous nous sommes tournés vers la porte de sortie.
... Elle avait disparu. Nous ne pouvions pas sortir.
L'un de mes deux amis, stressé, a conseillé d'aller aux toilettes pour échapper aux méchants qui voulaient notre mort. C'est ce que nous avons fait, mais nous avons été rattrapés. Nous avons fuis vers d'autres toilettes. Là, j'ai trouvé un miroir. Je l'ai touché. Je suis passé au travers. Et ça m'a réveillé.
Pourtant, je dormais toujours. Oui, je faisais un rêve dans lequel je rêvais que je dormais et que je rêvais. En tout cas, j'étais très en retard pour l'école. Ce qui est ridicule car je ne suis jamais allé à l'école, j'ai toujours eu un précepteur. Mais bon, là c'est à l'école que j'allais. Donc je m'y suis rendu. J'étais un peu en retard, mais le professeur ne m'a fait aucune remarque parce que je suis le Prince. Il a demandé aux élèves un exercice : Faire trois dessins et s'en servir pour faire une espèce de publicité. Je ne voyais pas trop l'intérêt, mais bon. J'avais déjà des dessins dans mon carnet, donc ça m'a fait gagner du temps.
Un peu plus loin dans la classe, il y avait la belle Cunégonde, amour de ma jeunesse que je ne peux malheureusement plus voir pour diverses raisons. Pour sa part, elle a dessiné un grand blond musclé. Et puis ça a été le moment des présentations. Je ne me rappelle que la première, qui m'a sur le moment parue louche. En effet, c'est une petite fille qui l'a faîte. Avec une petite voix flûtée, elle a commencé par dire "C'est le miracle de Noël."
Et puis plus rien pendant quelques minutes. Enfin si. Un silence. Un silence pesant. Un silence mortel.
Et puis elle a parlé. Elle a raconté un conte de Noël tellement mièvre que j'ai failli m'endormir, ç'aurait été comique, tiens.

Au bout d'un moment j'ai entendu un bruit.

-PRINCE ! PRINCE ! RÉVEILLEZ-VOUS !

Je me suis levé. J'étais dans la forêt, complètement sonné.

-Qu'y a-t-il, Vorpaline ? Tu ferais bien d'avoir une raison valable de me réveiller, sinon tu tâteras de mon courroux !
-D'après Eudes-Hubert, il ne faut pas s'endormir dans cette forêt. Si personne n'est là pour nous réveiller, on ne se réveille jamais de soi-même !
-Ben, t'es là, non ?
-Tiens, oui.
-Bon ben laisse-moi dormir alors. Tu me réveilleras aux aurores, d'accord ?
-D'accord.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » jeu. sept. 09, 2010 1:53 am

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Vorpaline, comme convenu, m'a réveillé aux aurores. Je faisais de nouveau un rêve étrange, probablement suggéré par les pouvoirs étranges de la forêt, mais ce réveil l'a interrompu. Il a ensuite fallu réveiller Eudes-Hubert, qui s'était endormi également, puis nous avons poursuivi notre chemin à travers la forêt.

Prince : Bon, maintenant, j'aimerais bien trouver où habite le mage que nous allons voir.
Eudes-Hubert : Alors ça patron, c'est une excellente question, et je ne saurais y répondre.
Vorpaline : Euh, vous êtes pas fins, vous, regardez vers la gauche !

J'ai regardé. Il y avait un panneau "Vers là où habite le mage". Okay. ADMETTONS.
Nous avons poursuivi notre route, jusqu'à arriver à une immense statue de pierre. Eudes-Hubert avait à peine fait un pas qu'elle s'est animée.

La statue : Pas si vite ! Un seul d'entre vous passera ! Le cheval doit rester !
Eudes-Hubert : Mais... Mais...
La statue : Oh t'en fais pas, je te ferai la causette, depuis le temps que j'ai pas eu de visite, j'ai plein de choses à discuter. Toi l'humain, tu peux passer, il te reste des épreuves à affronter avant de rencontrer le Maître. Qui t'attend.
Prince : Euh, d'accord...

Bon, au moins, la chose positive, c'est que j'aurai un hurluberlu en moins à me traîner. La chose négative c'est que je me retrouve à pieds. Par contre je suis pas loin de chez le mage, et ça c'est plutôt sympa.
J'ai continué à avancer et je suis arrivé à une intersection. Je pouvais aller à droite, à gauche, ou tout droit. J'ai continué tout droit. Je me suis retrouvé à l'endroit que je venais de quitter. Il me semble évident que je vais devoir réfléchir, là. Chier.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » ven. sept. 10, 2010 2:44 am

Je me suis assis. Je n'allais pas me faire chier à faire des tours, détours et contours sans être sûr de l'endroit où j'allais. C'est à ce moment que je me suis rendu compte que le vent soufflait vers l'est. J'ai suivi le chemin de droite. Je suis arrivé à une nouvelle intersection. Mais bien sûr, je devais suivre le vent ! ... Une minute, pas de vent ici.
-Prince...
-Oui, Vorpaline ?
-Le mage nous met à l'épreuve, il y a forcément moyen de s'en tirer.
-Je sais ! Ne m'adresse plus la parole si ce n'est pas utile !

J'ai réfléchi. Si je retournais en arrière, que se passerait-il ? Je suis retourné en arrière. Et je me suis retrouvé au premier embranchement de nouveau. J'ai repris le chemin en suivant de nouveau le vent, puis j'ai pris un chemin au hasard. Premier embranchement. Ça m'aide pas. Je suis retourné au second, remarquant au passage que le vent changeait de direction à chaque fois.
Cette sorcellerie n'est clairement pas faite pour me rassurer. Mais il faut pourtant que j'avance, coûte que coûte !
Tiens. Une fourmilière. Puisqu'il semble que ce soit le second signe, j'ai suivi la route des fourmis.
Tout cela est fort alambiqué, et me voilà à une troisième intersection...
J'ai réfléchi et il m'a semblé évident qu'on jouait avec mes sens. Cette fois, j'ai directement trouvé la marche à suivre. J'ai fermé les yeux. Une odeur provenait du chemin que je venais de quitter. Je l'ai repris.

Plus d'intersection, cette fois, j'avais repris le bon chemin. Et c'est là qu'une deuxième statue de pierre est apparue. Elle a parlé.

-Tout va par trois, par trois tout ira.
Une énigme je vais te poser, y répondre tu devras.
Si la mort ne te fait pas peur, Prince Charmant,
Relever mon défi pourrait t'être tentant.
Si tu crains de passer de vie à trépas,
Rentre chez toi, tu ne le regretteras pas.
-Et vous êtes ?
-On me connaît sous bien des noms,
Mais les énigmes sont ma passion.
Trois questions je te poserai
Y répondre avec précision tu devrais...
Si tu répugnes à résoudre mes mystères,
Ce n'est pas grave, c'est même clair
Rentre directement chez toi,
Et je te le promets, on en restera là.
Si tu résous ma première devinette,
Alors je songerai peut-être
A te dire qui je suis.
En attendant, joues-y.
-Pose ta première question.
-Je vais te conter un récit,
L'histoire de trois amis.
René, Albert et André étaient leurs prénoms,
Pas un des trois n'avait un rond.
Que crois-tu que ces amis firent ?
Ils empruntèrent, c'était pour eux la seule façon d'agir.
Avec leurs finances difficilement acquises,
L'envie naquit, l'amitié n'était plus de mise.
Albert était jaloux de André,
André qui pour sa part songeait aux biens de René.
Ces trois-là auraient pu dominer la planète,
Mais vois-tu, l'argent leur est monté à la tête.
Chacun voulait une plus grosse part,
Et je dois bien le dire, c'était triste à voir.
Nos héros allaient-ils mettre leurs différents de côtés ?
Ou, au contraire, allaient-ils la guerre se déclarer ?
Il fallait trouver une solution, et vite,
Avant qu'ils ne se retrouvent de nouveau en faillite
Sans même avoir rien dépensé.
Albert finit par aller voir René.
"Écoute René, j'ai une proposition à te faire.
Nous allons nous associer, ça devrait faire l'affaire."
Pendant ce temps leur ami André
Avait pour sa part une autre idée.
Il ne pensait qu'à une chose, chose bien triste en vérité :
Le pauvre André voulait se suicider.
Si je t'ai conté cette triste histoire,
C'est que je voulais savoir
La nature des idées qui avaient germé
Dans la triste tête du pauvre André.
Peux-tu répondre à cette question ?
Ou resteras-tu muet, tel un simple pion ?
-Hmmmm... Oh ben c'est simple. André avait des idées noires.
-Juste est ta réponse, je vais donc tenir ma promesse.
Mon identité vois-tu en reste personne ne laisse.
Je suis un Sphinx, et l'un des plus merveilleux.
J'étais dans une autre dimension à me lamenter, malheureux.
J'allais me suicider suite à un échec critique
Contre cet enfoiré, cet homme du paléolithique
Cet homme qui par la suite est devenu roi,
Cet Oedipe sans foi ni loi !
Dans toute ma rage, dans tout mon désespoir,
Un être est venu me secourir des idées noires,
Cet être je le remercie grandement,
Et c'est pour ça que je suis là présentement.
Je pose des questions aux voyageurs qui passent,
Et si jamais ils échouent, eh bien ils trépassent.
Veux-tu connaître, Prince, la prochaine question ?
Ou vas-tu te laisser tenter par l'éternelle damnation
Du renoncement, cette chose frustrante
Mais qui au moins ne te laissera pas dans l'attente
De la mort, seule valable punition
Au péché d'une fausse réponse (Mais ça serait vraiment très con.)
-... Vas-y, pose ta question, qu'on en finisse.
-Cette énigme sera beaucoup plus petite.
C'est celle que ce satané Oedipe
A résolu ce jour maudit il y a bien longtemps.
Dis-moi donc, oui dis-moi, Prince Charmant,
Qui donc à ton humble avis,
Dispose de quatre pattes le matin, deux pattes le midi,
Et a enfin trois pattes le soir ? Le sais-tu ?
J'attends ta réponse, Prince, mais attention.
Si tu n'arrives pas à répondre à la question,
Eh bien ça va être très simple : Je te tue.
Modifié en dernier par Gold le ven. sept. 10, 2010 6:51 pm, modifié 1 fois.
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Message par Gold » ven. sept. 10, 2010 6:44 pm

J'ai réfléchi. Je ne connaissais pas cette énigme, mais elle ne me semblait pas bien compliquée à première vue.
Voyons voir, il est question de pieds. Une chaise ? Chaise qui a quatre pieds à la base, qui n'en a plus que deux si l'on se balance, et qui finit avec trois pieds, l'un des quatre s'étant cassé ?
Cette théorie étant un peu trop bancale, j'ai réfléchi davantage. Et puis, j'ai eu un éclair de lucidité. La journée détaillée dans l'énigme n'est pas une fin en soi, il fallait que je voie ça sur l'espace d'une vie !

-Ben, c'est l'Homme, évidemment. Le matin représente l'aube de sa vie, le midi l'âge adulte et le soir sa vieillesse. Mais bon, de nos jours, les vieux sont en assez grande forme pour pouvoir se passer de canne, donc bon.
-Cette réponse est juste, Prince Charmant.
J'en aurais pâti fut un temps,
Mais depuis lors j'ai parfaitement compris
Que je ne pouvais pas en vouloir à ceux qui répondaient bien.
Et je dois bien l'ajouter : Bien m'en a pris.
Si je devais me suicider après chaque pèlerin
Ayant déjoué mes ruses, ayant déjoué mes pièges,
Je ne serais plus là pour mes chères questions poser
Et ce serait un sacré sacrilège !
Du reste Prince, il me reste une énigme à délivrer,
Alors dis-moi Charmant, si tu es prêt à l'écouter.
Bien entendu tu peux toujours reculer
Mais ce serait un peu dommage arrivé aussi loin.
J'attends ton avis ! Allez, de l'entrain !
-Ben vas-y, pose ta putain d'énigme !
-Très bien, Prince, ton choix est scellé désormais.
Si tu échoues à cette énigme, dans les limbes tu disparaîtras
Et je dois te dire que non, il n'y a pas de "mais",
C'est ainsi que ça doit se faire, c'est ainsi que ça se fera.
En attendant voilà le mystère ultime
Celui qui est destiné à te plonger dans les abîmes.
Comme je te l'ai dit plus tôt,
Le chiffre trois est ici le maître mot.
Trois épreuves divisées par trois
Trois énigmes de surcroît
Posées par ton cher serviteur,
Ce Sphinx que tu juges certainement de malheur.
La troisième énigme se base sur ce numéro,
J'espère donc que tu es prêt à plier le dos
Devant ma question mathématique !
Alors Prince, es-tu l'authentique ?
Celui qui saura résoudre ma dernière question ?
C'est ce que nous allons voir, mais tu as intérêt à avoir bon.
-Abrège.
-Connais-tu l'histoire du fou qui repeint son plafond ?
-Euh. Je quoi.
-Connais-tu, disais-je, l'histoire du fou qui repeint son plafond ?
C'est une histoire comique, même si ses personnages sont cons.
Un second fou arrive pour retirer l'échelle ou se tient le premier,
C'est donc pour cela qu'il conseille à l'intéressé
De s'accrocher de préférence à son pinceau.
Tu reconnaîtras que ce comportement est sot.
Maintenant Prince, voilà ma question :
Dans tout ce que je t'ai dit il y a incohérence.
Trouve donc pourquoi, ce serait bon
Avant que je ne commette ma sentence.
-Euh. Mais. Mais y a pas le chiffre trois dans cette énigme, putain.

Le Sphinx a disparu. Sa voix s'est faite entendre.

-Mon énigme était certes simple, Charmant,
Mais tu as très bien joué, sincèrement.
C'est pourquoi je te laisse le passage,
Mais rappelle-toi de mon adage :
Ici tout va par trois.
Voici donc un dernier conseil, prépare-toi,
Car l'ultime épreuve t'attend,
Celle qui devrait en finir avec tes tourments.

J'ai continué ma route. Et je suis arrivé devant un mur. Sur ce mur, un espèce de damier. J'ai touché l'une des cases. Un cercle est apparu. Sur une autre case, une croix s'est matérialisée.
Ah okay, on me fait jouer à un vulgaire morpion. Du temps de ma jeunesse j'étais imbattable, donc là je vais passer ça sans aucun problème.
J'ai joué. J'ai gagné. Normal. Le mur s'est soulevé. Il y avait un deuxième mur. Qu'en déduire ? Oh, sûrement qu'il y en avait trois. Cette fois, le jeu proposé était un jeu de bataille navale. La partie s'est avérée beaucoup plus corsée que sur le morpion, et j'ai eu toutes les peines du monde à en finir avec ce putain de jeu. Tout ça pour arriver au troisième et dernier mur.
Cette fois, ce n'était pas un jeu. Le mur était immense. Et il y avait des espèce de piquets plantés dessus. Je devais vraisemblablement l'escalader. Il allait y avoir du sport.

-Prépare-toi, Vorpaline.
-Ma foi, en tant qu'épée, je risque moins que toi, mon Prince, c'est donc plutôt pour toi que je m'inquiète.
-Humpf, merci pour la considération. De toutes façons, maintenant qu'on en est là, on ne peut plus reculer.

Joignant le geste à la parole, je me suis retourné. Le mur précédent était revenu en place. Je n'avais vraiment plus le choix. J'ai donc escaladé, péniblement, ce grand mur. Au milieu du trajet il y avait une corniche. Je m'y suis arrêté, totalement éreinté. Et c'est là que j'ai remarqué un panneau. "Raccourci vers chez le mage". Oh. Si ça me permettait de ne pas avoir à monter la suite... J'ai poursuivi en passant par ce fameux raccourci. J'ai donc traversé une grotte. Là je pense que vous vous attendez à un putain d'élément perturbateur de mes deux, mais en fait non, je suis vraiment arrivé devant chez le mage. Soulagement.

J'ai frappé à la porte, en retenant ma respiration. Elle s'est ouverte.

-Bonjour, Prince. Je t'attendais.
-... MADEMOISELLE VAUDOU ?!?
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Message par Gold » sam. sept. 11, 2010 6:39 pm

-Oui, Prince. C'est moi. Mademoiselle Vaudou. La personne que tu dois rencontrer depuis le début de ton périple.
-Mais... Mais pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt ?
-Tu ne m'as jamais rien demandé sur ce sujet.
-Oh.
-Et de toutes façons il FALLAIT que tu viennes ici. Pour deux raisons. D'une part pour affronter les épreuves placées devant mon domaine. Tu les as passées haut la main, et je t'en félicite. D'autre part, parce que ICI je dispose de mon plein potentiel de magie vaudou. Cela me permettra de t'indiquer avec précision la route que tu devras prendre pour trouver le trésor, Prince Charmant.
-Bon, alors, c'est quoi, la putain de route ?
-Eh bien... Viens, installe toi. Je vais la tracer dans ton esprit.

Je me suis assis. La chamane a pris mes mains dans les siennes.

-Ferme les yeux, Prince.

Je me suis exécuté. Instantanément, je me retrouvais en dehors de la Forêt de l'Oubli Éternel.

-Quand nous aurons fini notre entrevue, je te renverrai avec ton cheval de l'autre côté de la Forêt. Tu devras ensuite parcourir un voyage en plusieurs étapes. Je te laisse deviner combien.
-Trois ?
-Oui. Trois. Trois est le chiffre magique, celui qui te permettra de déverrouiller tes souvenirs les plus enfouis. Celui qui te permettra de changer d'identité. Ce qui commence par trois doit finir par trois.
La première étape de ton voyage, Prince, est une étape aquatique. Tu vas te rendre au Port Sinay et y affréter un bateau.

Instantanément, elle a fait traverser à mon esprit le chemin vers le port. Il y avait une épaisse forêt sur le chemin, il me faudrait donc la franchir. Et puis elle m'a fait traverser l'océan en continuant à parler.

-Pour trouver le Trésor, tu auras besoin de deux Clés. La première Clé est dans un coffre sous-marin. Il te faudra trouver un moyen de plonger. Pour la localisation exacte de la Clé, je puis sans problème aucun te la fournir, mon cher Charmant. Je suis également en mesure de te donner la seconde, d'ailleurs, mais ça c'est la deuxième étape de ton voyage.
La deuxième étape, Prince, nécessitera de retourner en arrière. En effet, la seconde Clé se trouve dans le Bois aux Cookies Mystiques. Cependant pour la trouver, tu auras besoin de Poudre Vaudou. Tu retourneras dans ma tente, et tu la chercheras dans les tiroirs. Puis tu la saupoudreras dans les airs. Elle t'indiquera à coup sûr le chemin vers un arbre millénaire.

Pendant qu'elle parlait, les images ont continué de défiler dans ma tête.

-La Poudre indique la direction. Ce sera ensuite à toi qu'incombera la découverte de la Clé, cachée au creux de l'arbre millénaire, et jamais souillée par la main de quiconque depuis qu'on l'y a déposée.
Avec tes deux clés, tu iras à l'Est extrême. L'Est, réputé pour ses hautes cîmes. L'Est, où il neige nuit et jour sans interruption. Quand tu y seras, viens me retrouver dans ma cabane sur place. J'y serai, et t'indiquerai le chemin à suivre.

J'ai rouvert les yeux. Elle avait l'air épuisé d'avoir tant parlé.

-Euh, ça va ?
-Ne t'inquiète donc pas pour moi. Tiens, prends ce papier. Il résume mes instructions. Tu en auras besoin. Et si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à m'appeler.
-Comment je fais ça ?
-Prends ce coquillage magique. Tu le mettras contre ton oreille et tu prononceras l'incantation écrite sur mon papier. Ah oui, si je ne suis pas en mesure de répondre et que le Sphinx ne répond pas à ma place, tu pourras me laisser un message, je te recontacterai.
-Très bien, merci.

La magicienne m'a fait sortir de la Forêt. J'ai retrouvé Eudes-Hubert et, ensemble, nous sommes repartis pour ma noble mission.
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Message par Gold » lun. sept. 13, 2010 6:01 pm

Le Port Sinay. Voilà ma destination. Avant d'y arriver, il me faudrait traverser un village, une épaisse forêt, encore un village, puis un chemin dégagé. Sur le papier c'était simple. D'ailleurs je suis arrivé sans encombre au premier village. Je m'y suis restauré, et j'ai passé une nuit de qualité. Et puis le lendemain matin, je suis allé quérir une boutique de meilleur goût que celle où j'ai récupéré Vorpaline, histoire d'acheter à manger pour la route. Le sandwich au thon était mangé depuis bien longtemps mais bon, il était infect.
Bref ça tombait bien, il y avait justement un marché. Je pourrais trouver sans problème aucun de quoi me préparer un solide pique-nique quand je serai dans la forêt. C'est toujours bien.
J'ai acheté du pain et de la viande, que j'ai ensuite fait entreposer dans un étui magique. Les joies de la magie : Un pique-nique devient très vite vraiment pas encombrant. Mais bon, comme c'est vraiment onéreux et limité, je n'ai pas pu prendre plus d'un pique-nique. J'espère que mon trajet à travers la forêt ne durera pas trop longtemps.

-Eudes-Hubert, en avant ! Vers la Forêt !
-Okay chef.

Et puis on s'est enfoncés dans la forêt. Au bout d'un moment on ne voyait plus l'horizon ni devant ni derrière. Je me suis dit que tant que l'on continuerait tout droit, de problème, il n'y en aurait aucun. C'est ce moment qu'a choisi une vieille connaissance pour surgir devant moi.

-HAHA ! Comme on se retrouve !!
-Euh... T'es qui, déjà ?
-Mais enfin ! Je suis PAUPAUL DES BOIS !
-Ah oui. L'autre gland, là.
-Un peu de respect, mon brave, car cette fois tu ne t'en sortiras pas si facilement !!
-Ah oui ?
-Hé. Les conditions sont différentes. Cette fois, j'ai du soutien !
-Ha, laisse-moi rire.
-Pourtant c'est vrai.

Une autre voix s'est faite entendre.
-Il a raison. Car à deux, nous triompherons !

Prince : Ah. Monsieur Masque. Pourquoi ça m'étonne pas que les glandus se regroupent.
Monsieur Masque : Mon intelligence et mon charisme alliés à l'esprit tactique et au sens du terrain de mon collègue vont venir à bout de vous, Prince Charmant !
Paupaul des Bois : Aboule la monnaie, fissa, on n'a pas que ça à foutre.
Prince : Vous allez rire. Avant d'entrer dans la forêt, j'ai déposé toutes mes pièces sonnantes et trébuchantes à la banque.
Monsieur Masque : Diable !
Paupaul des Bois : On fait quoi, collègue ? On n'a jamais prévu ce cas de figure !
Monsieur Masque : Oh, ce n'est pas bien grave, mon cher Paupaul. Nous allons juste nous contenter de son épée, de son cheval et de ses bijoux. Ça devrait bien se revendre.
Paupaul des Bois : D'accord ! Bon, Prince, t'as entendu, file nous tes affaires, c'est un ordre !
Prince : Dîtes les mecs, vous êtes gentils, mais euh. J'ai un cheval et une épée. Vous vous êtes des piétons sans arme. Cette attaque est ridicule.
Paupaul des Bois : Ouais mais on est deux et toi t'es SEUL.
Prince : Et ?
Monsieur Masque : Tu ne peux présentement pas passer, et si tu nous contournes, tu vas te perdre dans l'immense dédale de cette forêt. Tu sais, elle a une sinistre réputation. Quand on n'utilise pas son chemin principal, on ne sort JAMAIS.
Prince : Eh bien vous allez GENTIMENT me laisser passer. J'ai pas que ça à foutre. Tenez, dédommagez-vous avec ça.

J'ai sorti mon petit porte-monnaie et je leur ai lancé deux pièces en bronze. Sur le coup ça les a tellement interloqués que j'ai pu passer. Je me demande s'ils ont fini par saisir la provocation.
Ma traversée de la Forêt pourrait se résumer à cette seule rencontre, malheureusement au beau milieu je suis tombé dans un trou. Sur le choc j'ai été assommé. Quand je me suis réveillé j'étais dans une cage, sans Eudes-Hubert, sans Vorpaline. La cage en elle-même était suspendue dans les airs par un contrepoids en dessous. Jusqu'à ce moment, je n'avais encore jamais été à ce point dans la merde.
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Message par Gold » mer. sept. 15, 2010 2:53 am

J'avais été visiblement fouillé et je n'avais plus guère que mes habits. Cependant, un couteau avait échappé à l'attention de mes vigiles. Je l'ai sorti et j'ai entrepris de couper la corde du contrepoids.
... Je n'avais pas calculé la hauteur. La cage est tombé de tellement haut que j'ai touché le plafond pendant quelques secondes avant de m'écraser lamentablement. J'ai heureusement pu me relever rapidement, sonné mais en forme, et constater que non seulement j'avais atterri sur du foin (Qui avait amorti la chute), mais en plus la cage s'était brisée sous le choc. Ha ha. Un si petit couteau pour une si grande chute.
Je me trouvais présentement devant une hutte. Sa porte s'est ouverte. Un être court sur pattes a levé les yeux vers moi. Et puis il est reparti en courant, en gesticulant et en hurlant. J'ai plus ou moins eu l'impression qu'en fait je faisais peur à la faune locale. Mais alors pourquoi avais-je été piégé et enfermé dans cette cage en hauteur ? Je suis entré dans la hutte d'où sortait le petit bonhomme. C'est là que j'ai vu une nuée d'autres petits bonshommes. Ils étaient tous à genoux sur un tapis. Celui qui semblait être leur chef s'est levé et est venu vers moi. Il a tendu son bras et m'a désigné.

-Toi.
-Moi ?
-Oui. Toi. Comment toi sortir cage ?

J'ai réfléchi. J'étais en présence d'une peuplade extrêmement primitive. Je pouvais peut-être en tirer parti.

-Moi grand mage. Moi avoir ouvert cage et volé comme oiseau.

Stupeur dans les yeux du chef. Mais il ne s'est pas laissé démonté par si peu.

-Toi prouver moi toi grand mage. Si toi réussir, toi partir. Si toi pas réussir, toi mourir.

J'ai réfléchi encore plus vite. Et là j'ai eu l'illumination.

-Moi avoir jeté sort sur cheval et sur épée. Cheval et épée parler.
-Ça impossible. Toi mentir.
-Amenez le cheval et l'épée, vous verrez par vous-même.
-Moi pas comprendre ce que toi dire.
-Ah, vous n'aimez pas quand je fais des phrases complètes ? Mais vous êtes vraiment des attardés !
-Ah ! Toi grand mage ! Moi voir que toi utiliser formules magique ! Toi pas faire de mal à nous ! Nous gentils !
-Hahaha, vous paniquez hein, vous n'aimez pas quand le phrasé utilisé est trop... Verbieux !
-Ça puissante magie. Moi peur.

Je suis sorti de la hutte. On me craignait. Je me suis dirigé sans encombre vers l'endroit où ils avaient laissé toutes mes affaires, Eudes-Hubert compris. Je suis monté à cheval.

-Allez Eudes-Hubert, hue !
-Oh, du calme, patron, on n'est pas pressé, il fait bon par ici.
-C'est quoi cette soudaine rébellion là ? Je suis ton propriétaire, tu dois m'obéir !
-Vous avez raison, je vous prie de m'excuser. Je crois que les aborigènes m'ont nourri avec de la drogue.

Alors ça, c'était VRAIMENT inadmissible. Toutefois je ne tenais pas à m'en prendre à ces indigènes, j'étais sur leur territoire, ce n'aurait pas été immensément correct. J'ai donc continué mon trajet sur le dos d'Eudes-Hubert. Mais... Plus difficilement.
Nous avons fini par sortir de la Forêt beaucoup plus facilement que ce que les deux autres ahuris avaient annoncé, et ce malgré l'éloignement du sentier normal. Dans le village tout proche, nous pourrions mieux reprendre nos forces que jusqu'à ce moment. Je savais pourtant au fond de moi que je n'en avais pas encore fini avec cette forêt...
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » ven. oct. 15, 2010 1:30 am

Diday, plombier Arménien, n’avait pas eu une enfance facile. Il devait faire face constamment aux disputes entre sa mère alcoolique et son père qui le battait. Son seul ami dans la maisonnée était Kipiti, sa fidèle peluche, un lion albinos qui ne le quittait pas depuis sa naissance.
Il s’était retrouvé en France –toujours flanqué de Kipiti – à l’âge de 22 ans, sa formation de plombier en poche, et était parti en quête de tuyauteries à réparer. Au début ça n’avait pas été facile de se faire comprendre, mais il avait fini par comprendre suffisamment de rudiments de la langue pour se débrouiller relativement bien.
Notre histoire débute par une belle journée ensoleillée dans un zoo. Les animaux s’étaient rassemblés et sont allés voir le directeur.
« Ça suffit comme ça ! », s’était écrié Jo le Lapin, « Nous avons des REVENDICATIONS ! »
Le directeur avait fini par sortir ; ce vacarme ne lui convenait guère.
« Bon, ça suffit, j’ai eu une nuit plutôt chargée, alors laissez-moi me reposer, maintenant ! »
« Hors de question », rétorqua le lapin, « ce n’est pas comme ça que nos putains de problèmes vont se résoudre ! »
« Bon okay, je veux bien vous écouter. Mais ensuite vous retournez dans vos enclos, okay ? Sinon je vais me fâcher très fort, et vous savez ce qui se passe quand je me fâche très fort. »
La plupart des animaux rassemblés prirent peur. Sauf Jo. C’était un leader, et il avait bien l’intention de le confirmer.
« Eh bien voilà. Depuis quelques jours, nous ne sommes plus convenablement desservis en eau. Cette situation est scandaleuse, et nous exigeons des dédommagements, voire le renvoi des personnes responsables ! »
« Ah, ce n’est que ça ! », répondit le directeur, soulagé. Visiblement il s’attendait à pire. « Ne vous en faîtes pas, je m’en occupe. Je vais appeler un plombier ! »
C’était ainsi que Diday, fier plombier Arménien, et Kipiti, fière peluche Arménienne, allaient se retrouver happés dans une aventure dépassant l’entendement.

Le téléphone sonna chez Diday. Il décrocha, et, de son Français incertain, lança un tonitruant :
« Allô ? Diday écoute ! »
« Bonjour. Je cherche un plombier. Vous êtes disponible ? »
Diday réfléchit. Il consulta son carnet de rendez-vous. Rien de prévu aujourd’hui. D’habitude c’était toujours plein à craquer. Bah, peu importe. Il prit Kipiti, alla dans son véhicule et démarra, oubliant par la même occasion qu’il faisait ainsi sauter son jour de congé.
Il arriva au zoo, se gara, et se dirigea directement vers le bureau du directeur.
« Ah, je suis bien aise de vous voir ! », dit celui-ci. « Figurez-vous que nos animaux ne sont plus correctement desservis en eau ! »
Diday répondit : « Pas de problème ! » et alla directement aux canalisations. Là, il vit un lapin. Il n’y aurait pas fait attention si le lapin ne s’était pas adressé à lui.
« Alors c’est vous le putain de plombier ? Gaffe, j’vous ai à l’œil. Vous avez intérêt à bien faire vot’ boulot, sinon… »
Diday finit par comprendre qu’on l’insultait. Il prit le lapin par les oreilles.
« Sinon quoi ? »
« Sinon euh… Sinon euh… »
Le lapin lui mit les doigts dans les yeux et détala.
« Grmbl. »
Diday se remit au travail
« Tu te rends compte, Kipiti ? Diday se fait agresser par des lapins, maintenant. »
« Apprends à utiliser la première personne du singulier et on en reparlera. »
« Kipiti… Tu… Tu parles ? Diday savait pas ! Pourquoi tu l’as caché à Diday ! »
« T’emballes pas, ce zoo est une Arche Magique dans laquelle certains animaux et objets peuvent obtenir le don de la parole. Quand on aura fini aussi, je redeviendrais aussi stupide que d’habitude. Malheureusement. J’aimerais tellement t’aider à améliorer ta maîtrise de la langue, mon pauvre ami. »
Non seulement Diday était estomaqué, mais il n’avait pas tout compris au phrasé plutôt prolifique de son compagnon. Il décida de retourner à du concret, et en l’occurrence de s’occuper de ses tuyaux, dans la joie, la bonne humeur et les maux de tête.
Avait-on oublié de le mentionner ? Suite à son enfance tourmentée, Diday avait régulièrement d’affreux maux de tête, qui rendaient son travail assez irrégulier. Malheureusement (ou heureusement, ça dépend du point de vue), ça ne l’empêchait pas d’avoir des clients.
Il prit son marteau pour taper sur une tuyauterie qui semblait nécessiter ce traitement de force et tapa. C’est ce moment que choisit Jo pour revenir et lui botter l’arrière-train. Alors, Diday manqua le tuyau. Il se cogna le doigt et fit un trou dans le mur.
Il se retourna et avisa le responsable de son malheur, qu’il prit de nouveau par les oreilles, mais c’était déjà trop tard. En loupant le tuyau, Diday avait fait, comme nous le mentionnions plus tôt, un trou dans le mur. Seulement… Ce mur était un passage vers un autre monde. C’est dire à quel point Diday était mal barré.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » dim. oct. 24, 2010 5:13 pm

C'est tout à fait princièrement que je me suis rendu au port où je devais me trouver un bateau. J'y ai vu un homme.

-Hé, toi, le gueux. Où pourrais-je affréter un navire ?
-Pour votre gouverne, jeune impertinent, je ne suis pas un gueux. Je suis Jacques-André-Philippe-Blaise-Norbert Du Castel Saint Francis-Des-Landes.
-Ta gueule, minable, tu parles au Prince Charmant.
-Oh euh Votre Majesté euh désolé euh je suis confus...
-On s'en fout, dis-moi juste où je pourrais affréter un navire.
-Euh dans le bar là-bas y a des capitaines qui pourraient vous renseigner...
-Très bien, merci.

Je me suis rendu dans ce fameux bar, laissant Eudes-Hubert dans une écurie quelconque.

-SALUT LA COMPAGNIE.
-Gné ?
-Je suis en quête d'un capitaine pour affréter un navire pour une noble mission !

Un homme s'est avancé vers moi. Son visage était taillé par les années, donc il devait avoir de l'expérience.

-Eh bien si tu peux payer, je suis tout à fait disponible.
-Payer ne m'est aucunement compliqué, voyons.
-Très bien. Mon bateau est le Ulfrid 3, tu peux me rejoindre au port quand tu veux, je t'attends.

Sur ces mots, l'homme est parti.
Alors que j'allais partir également, j'ai entendu un bruit louche au fond du bar.

*BADABOUM*

Je me suis approché.

-Hum ?
-Où est Diday ? Diday veut savoir !
-Et vous êtes ?

Une peluche grotesque a pris la parole.

-C'est Diday. Un plombier Arménien. Je m'appelle Kipiti. Enchanté.
-C'est quoi un Arménien ?
-Ah génial.

Un lapin chelou venait de s'extraire de la masse que formait Diday.

Joe : Les mecs, vous avez ouvert un portail vers un endroit BIZARRE. On fait quoi ?
Kipiti : Ah mais j'y suis pour rien !
Diday : Diday comprend rien ! Diday comprend rien !
Prince : Bon...

Je suis parti du bar, ça me faisait mal à la tête. C'est là qu'on m'a interpellé. C'était le lapin.

-Attendez !
-Quoi.
-Maintenant que je suis ici, j'aimerais explorer cet endroit ! Et je pense que vous pouvez me servir de guide !
-Et pourquoi moi ?
-Euh je sais pas, mais vous avez l'air moins con que les autres attardés.

Un instant mon ego a été flatté.

-Non mais si tu veux explorer le pays vas-y tout seul hein, j'ai pas besoin de m'encombrer de boulets supplémentaires.
-Mais... Mais... Mais !
-Sur ce va te faire foutre, une noble quête m'attend.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Fenrir » ven. oct. 29, 2010 7:41 pm

La suite ! La suite !
Non sérieux j'adore ! :jospin:
Zombie soit qui mal y pense !

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » ven. oct. 29, 2010 8:04 pm

Je suis arrivé au Ulfrid 3. Putain, c'était miteux. J'aurais jamais dû accepter ce marché en fait. J'ai regardé les autres bateaux du port... Okay j'ai rien dit, l'Ulfrid 3 est le meilleur.
Je suis monté et j'ai avisé le Capitaine.

-Alors moussaillon, où est-ce que je t'emmène !

Il m'a mis une carte sous le nez. J'ai à peine eu le temps de comprendre comment elle marchait qu'elle s'est envolée. Le capitaine a pris un teint blême.

-Je... JE NE PEUX PAS NAVIGUER SANS CARTE !! Il faut la RETROUVER !!!
-Euh...
-Vous ne comprenez pas ? Je. Ne. Peux. Pas. Retrouvez cette carte, ou achetez-en une autre, je sais pas, en tout cas je suis même prêt à vous faire un rabais de 20% sur le prix que je vous aurais fait payer !
-Très bien, je vais voir ce que je peux faire.

Je n'avais pas envie de m'énerver sur ce pauvre homme, il était suffisamment paniqué comme ça... Et j'avais encore besoin de lui.
Je suis donc retourné dans la ville en grommelant. Putain, connard, n'empêche.
Et c'est là que j'ai revu Joe... Qui avait la carte en main.

-Je viens avec toi ou je déchire la carte. À toi de choisir.
-Je m'en fous, je peux certainement trouver d'autres cartes en magasin.
-Tu crois vraiment ?... On est Dimanche.
-SACREBLEU.
-Bon, j'en déduis que ma présence n'est pas acceptée... Alors okay.

Et c'est là que le lapin a déchiré la carte. J'ai voulu l'attraper mais il a été trop rapide, le saligaud. J'ai ramassé la carte.

-... Bon, je vais devoir résoudre ce puzzle, parce qu'un VRAI Prince ne laisse AUCUN puzzle non résolu.

J'ai alors recollé la carte, en pestant contre ce CONNARD de lapin. Finalement j'ai réussi, mais le soir tombait déjà. Je suis retourné au bateau où j'ai revu le capitaine.

-Ah, merci pour la carte, moussaillon ! Cela dit on ne va pas partir maintenant, il fait trop sombre... Indique moi par une croix l'endroit où tu désires te rendre, nous irons demain aux aurores si tu le veux bien !
-Très bien, j'accepte.

J'ai fait une croix sur la carte en rageant encore plus... Le lendemain j'aurais trouvé une boutique, bordel.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » sam. févr. 12, 2011 10:19 pm

Nuit de merde. Auberge de merde. Vie de merde. Plus jamais ça, merde. Après ça, je suis retourné au Ulfrid 3, ma fidèle Vorpaline à ma ceinture. Le capitaine m'attendait.

-Salut moussaillon ! Prêt pour le grand départ ?
-Faut bien.
-Bien, monte à bord, je vais lever l'ancre et m'occuper des cabestans !

Oh putain. Du jargon technique. Pitié.

Bon, la première partie du voyage était merdique, j'en parle pas. Entre un capitaine soûlant sur le bateau et des dauphins gerbants dans l'eau, bordel, on n'est vraiment pas aidés. Il s'est quand même passé un truc, mais là ça m'a juste totalement dégoûté de la vie.
C'était au beau milieu du trajet, à un moment où on n'allait certes pas retourner en arrière. Je m'étais rendu dans la cale, parce que le capitaine m'avait assuré que je pourrais m'y servir un verre de vin. Quelle n'a pas été ma surprise de trouver dans la cale... Un lapin ivre mort.

-PUTAIN JE QUOI.
-Hé, sal'hips ! Comment ça v'hips ?
-Bordel, qu'est-ce que tu fous là ?
-Eh bah je suis mont'hips ! Et je me suis cach'hips !
-Et t'as bu tout le vin ?
-Ou'hips !
-Mais... Mais... Mais petit saligaud !

C'est là que le capitaine est entré.

-Alors, tout se passe... Bi... En... ? AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH, UN LAPIN ! ON EST FOUTUS ! LES FEMMES ET LES ENFANTS D'ABORD ! POURQUOI SEIGNEUR DIEU, POURQUOI TANT DE HAINE, POURQUOI TANT DE SOUFFRANCE, POURQUOI TANT D'IGNOMINIE !
-Euh, si vous voulez, je peux l'égorger, sinon.
-Ah oui pourquoi pas tiens. Faîtes.

Saisissant Vorpaline, je me suis approché de cet enculé de lapin. Mais au moment où je m'apprêtais à en finir avec sa vie, ma lame s'est stoppée net. D'elle-même. Vorpaline exerçait une pression. Bon sang, y a jamais rien moyen de faire peinard, là ?

Prince : Bon, qu'y a-t-il, Vorpaline ? Explique-toi !
Vorpaline : Je... Je ne peux pas faire ça ! C'est contraire à mon éthique d'assassiner des choses aussi mignonnes !
Prince : MIGNONNES ? MAIS C'EST UN LAPIN IVRE, EN QUOI C'EST MIGNON ?
Vorpaline : Mais... Mais... Mais il me regarde avec de grands yeux remplis d'innocence ! Je ne peux juste pas ! Je refuse !
Le capitaine : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH, ON VA TOUS MOURIR, AYEZ PITIÉ DE MOI SEIGNEUR, J'AI UNE FEMME, QUATRE ENFANTS, UNE GRAND-MÈRE MALADE ET UN CHIHUAHUA PARAPLÉGIQUE À NOURRIR !
Prince : Ta gueule.
Le capitaine : Hey, je ne te permets pas, moussaillon ! Après Dieu, je suis le seul maître à bord !
Prince : Ah bah ça tombe bien, en tant que Prince, je suis de lignée divine et je t'emmerde. Sur ce, puisque mon épée est une lâche, je vais l'étrangler, moi, ce lapin de malheur.

Mais, alors que je m'approchais du lapin, une voix a résonné dans la cale.

-JE TE DÉCONSEILLE DE FAIRE CELA.
-Euh, de quoi, de qui, de comment ?
-JE SUIS L'ESPRIT DE L'ANCIEN CAPITAINE DE CE NAVIRE, ET J'AI JURÉ DE PROTÉGER TOUTES LES CRÉATURES QUI S'Y TROUVERAIENT DE LA FOLIE DES HOMMES, ALORS SI TU APPROCHES DE CE LAPIN, MA COLÈRE SERA TERRIBLE ET JE TE HANTERAI JUSQU'À TA MORT, MISÉRABLE HUMAIN !
... Et peut-être même plus.
-Rah mais merde, y a jamais moyen de se faire plèz, par ici...

C'est ainsi que se poursuit mon périple, flanqué d'un lapin alcoolique. Je suis pas dans la merde, tiens.

-Et voilà, nous sommes arrivés !

Nous étions au beau milieu de l'océan. J'étais toujours à la recherche de la première des deux clés que Mademoiselle Vaudou m'avait envoyé chercher. Et là, un problème évident s'est posé à moi, problème que mon épée n'a pas tardé à formuler à haute voix.

Vorpaline : Et euh... Comment on plonge ?
Prince : C'est vrai que je n'y ai pas du tout pensé, à ça...
Le capitaine : Ah, vous vouliez plonger ? C'est bête, je n'ai pas d'équipement adapté pour ce genre de choses...
Prince : Bordel, il doit bien y avoir un moyen ! On n'a quand même pas fait tout ce voyage pour rien !

C'est là qu'un bateau nous a abordé. Un homme blond en a surgi.

-Je suis Mecbrush Woodthreep, et je suis un pirate étincelant !
-Hein quoi ?

Le Capitaine s'est mis entre lui et moi. Il avait une épée en main. Quoi, il allait sérieusement se battre ?

-Tu nous abordes, vil félon ?
-Oui, donnez-moi votre cargaison !
-Ha ha ! Battons-nous !

Et là... Aussi incroyable que cela puisse paraître... Ils ont fait un duel d'insultes.

Mecbrush : Aucun adversaire ne m'a jamais résisté !
Le capitaine : Ta mauvaise haleine a suffi à tous les étouffer.
Mecbrush : Pour l'humanité, ta mort serait un soulagement.
Le capitaine : Te tuer serait faire œuvre d'assainissement.
Mecbrush : Tu restes muet devant mon sens de la repartie !
Le capitaine : C'est pas possible, tu te rinces la bouche à l'aïoli.
Mecbrush : Bon sang ! J'ai perdu !
Prince : Hey, tant que vous êtes là, j'ai une question.
Mecbrush : Oui ?
Prince : Est-ce que vous avez un équipement de plongée à disposition ?
Mecbrush : Nan, j'en ai pas besoin ! Je peux retenir ma respiration sous l'eau pendant plus de dix minutes !
Prince : Vous pouvez aller me chercher le coffre qu'il y a sous l'eau, là ?
Mecbrush : Euh, okay...

Et voilà, j'ai trouvé une bonne poire pour faire le boulot à ma place. Merveilleux.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Fenrir » dim. févr. 13, 2011 12:49 am

Comme d'habitude , j'adore :jospin:
Vivement la suite !
Zombie soit qui mal y pense !

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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » sam. mars 19, 2011 12:46 pm

Bah voilà, il est parti depuis dix minutes. J'attends toujours. Il remonte.

-Oh putain.
-Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
-Bah vous savez, j'étais sous l'eau, et tout.
-Et alors ?
-Vous devinerez jamais ce que j'ai vu !
-Bah non forcément hein si vous me le dîtes pas.
-Un LAMANTIN !
-Ah.
-Mais putain, c'était vachement impressionnant !
-Il s'est passé quoi ?
-Toute une épopée ! Je vous raconte !
-Ah.
-Bah voilà en fait, j'ai commencé par "aller vers le lamantin". Ensuite, j'ai "utilisé" le "traducteur" dans ma poche pour lui parler. Il m'a dit qu'il avait besoin de compagnie. Je suis "allé vers la gauche" et j'ai "utilisé l'appeau à lamantin" que j'ai trouvé dans un autre épisode de mes aventures pour appâter une femelle en chaleur. Du coup ils sont partis. Et là, vous savez pas ce qu'il s'est passé !
-?
-IL Y AVAIT L’ÉPONGE GÉANTE QUE JE RECHERCHAIS POUR LEVER UNE MALÉDICTION !
-En fait je m'en tape.
-Mais, mais merde, vous comprenez pas, c'était LE BUT DE MA QUÊTE !
-Et le coffre alors ?
-Ah oui, le coffre. Je l'ai oublié.
-Mais... MAIS QUEL GLAND. C'est pas possible !

C'est ce moment qu'a choisi le lapin, qui s'était endormi d'ivresse, pour se réveiller. Le capitaine est parti se cacher.

Joe : Bon sang, arrêtez de gueuler, j'ai mal au crâne.
Prince : Ta gueule, l'heure est grave, là.
Joe : Peuh !

Il est reparti s'endormir. Le capitaine est sorti de sa cachette en marmonnant, telle une mauviette, "C... C'est bon ? Le danger est passé ?"
Quel dégonflé !
Enfin bon, peu importe.

Prince : Bon, Trucbrush bidule chouette ou je sais pas comment tu t'appelles...
Mecbrush : C'EST MECBRUSH WOODTHREEP
Prince : J'en ai rien à foutre ! Tu vas retourner sous l'eau et me chercher ce putain de coffre, ou je vais m'énerver !
Mecbrush : Bon, d'accord, d'accord ! Mais c'est bien parce que vous insistez.

Il replonge, remonte deux minutes plus tard.

-Voilà votre coffre ! Maintenant, je pars !

Il s'en est enfin allé, me laissant le coffre tant convoité. Pas trop tôt. Je l'ouvre. Pas de clé. Juste un mot.

"La clé n'est pas là. Je suis déjà parti avec. Tu rages, hein ? Signé Paupaul des Mers."

Ah. Okay. Les mots me manquent.
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Re: Les Aventures d'un Prince Ordinaire

Message par Gold » dim. mars 20, 2011 1:07 am

Devant ce cruel coup du sort, je ne vois qu'une seule possibilité. Avoir un flashback.
"Prends ce coquillage magique. Tu le mettras contre ton oreille et tu prononceras l'incantation écrite sur mon papier.", avait dit Mademoiselle Vaudou. Bah c'est le moment.

J'ai mis le coquillage à mon oreille et je prends le papier. Je lis l'incantation.
"ALOYATILKELKUNAUBOUDUFIL"

-Raaah ! Prince, c'est toi ? Tu me déranges alors que je prends mon bain !
-Oh, désolé.
-Bon, c'est pas grave. Il y a un problème ?
-Bah oui : Un certain Paupaul des Mers a piqué la clé !
-Oh. Embêtant. Hmm, laisse-moi utiliser mes pouvoirs mystiques pour la localiser... Voilà. Hum, tu vas rire, elle est sur le bateau où tu te trouves en ce moment.
-Euh ? Mais sur ce bateau, sans me compter, il n'y a qu'un baltringue, un lapin débile et le capitaine !
-Réfléchis. N'est-il pas possible qu'il y ait un traître parmi vous ?
-LE LAPIN !
-Mais non, voyons ! D'après mes sondes mystiques, il vient d'un autre monde ! Comment pourrait-il être un traître ?
-Hey, mais j'y songe... Je ne connais pas le nom du capitaine !

C'est justement ce moment que choisit le capitaine pour sortir de sa cabine.

-Bon, je vous laisse.
Je range le coquillage. Ensuite, j'avise le capitaine.

-Dîtes-moi, par curiosité, comment vous appelez-vous ?
-... Alors vous avez compris, hein ? Vous n'êtes pas aussi stupides que vous en avez l'air, bravo. J'aurais dû me méfier. Vous avez déjà roulé tant de mes frères de sang.
-Euh ?
-Eh oui, c'est moi ! Paupaul des mers ! L'écumeur des mers !
-Vous savez que la répétition de "des mers" vous donne l'air con ?
-Ah ! Rien à battre ! Je vais vous jeter à la flotte, vous, ce lapin et ce bon à rien que j'ai battu en duel !
-Et si JE me battais en duel contre vous ?
-HA ! Vous ? Vous n'êtes pas marin ! Vous vous feriez totalement massacrer par mes insultes, voyons !
-C'est celui qui dit qui y est !

Je ne m'attendais pas à un résultat aussi rapide, mais le fait est là : Désarçonné, il s'est ramassé comme un gland. Profitant de son infériorité, je tiens donc cette vermine sous la menace de mon épée.

-Bon. Maintenant, tu donnes le contenu du coffre que je cherchais.
-Euh.. Bon, okay. Voilà.

Il m'a donné une clé. Je dirais que c'est bien la vrai.

-Déguerpis, maintenant.
-Tu ne sais pas conduire les bateaux !
-Peut-être, mais je suis convaincu que notre nouvel ami, oui ! Maintenant, va-t-en !

Ne demandant pas son reste, Paupaul des Mers a directement battu en retraite. Avec l'aide de Mecbrush Woodthreep, j'allais enfin rentrer au port, cette première mission accomplie.

... Bilan : C'était chiant. Je n'irai plus jamais en mer.
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